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compagnie danse louis barreau

Louis Barreau est chorégraphe, danseur et musicien.

Formé au conservatoire de la Roche-sur-Yon (musique, théâtre, danse classique et contemporaine), il poursuit ses études au Trinity Laban Conservatoire of Music and Dance à Londres, où il obtient le prix d’excellence en composition chorégraphique (Simone Michelle Award for Outstanding Choreography Achievement) après s’être spécialisé en différentes techniques contemporaines et classiques.
Dès sa sortie de l’école Laban en 2014, il crée à Nantes la compagnie danse louis barreau. Il entreprend conjointement un Master de recherche en danse à l’Université Paris 8 qu’il finalise en 2016.
Après un premier solo, BOLERO BOLERO BOLERO pour 1 performeur (2016, Le regard du Cygne, Paris), il poursuit et développe ses recherches centrées sur le lien entre partition musicale et partition chorégraphique avec un trio, BOLERO BOLERO BOLERO pour 3 performeurs (2016, L’étoile du nord - scène conventionnée danse, Paris). Avec KLISIS KLISEIS (2017, micadanses-ADDP, Paris), il crée sa première forme longue et clôt son triptyque sur les notions de répétition et de déclinaison.
Quatrième création, MONTAGNE DOREE (février 2019, Théâtre de la Cité Internationale, Festival Faits d’hiver, micadanses-ADDP) est un duo de danseurs à l’unisson du début à la fin, accompagnés en live par un pianiste jouant l’intégralité des Variations Goldberg de J.S. Bach au plateau.
Actuellement en formation de Notation du Mouvement Laban au CNSMDP, Louis Barreau continue de centrer son travail sur la relation entre la danse et la musique, en s’intéressant particulièrement à la question de la composition et de la structure chorégraphique. La présence, la précision et la transformation abstraites du corps dansant, dans sa musicalité, dans son rapport à l’espace et à l’autre sont au coeur de ses recherches.

 

BOLERO BOLERO BOLERO pour 1 performeur et pour 3 performeurs

Projet

« Pour chacune des deux pièces, la base de la composition chorégraphique est la même : une phrase chorégraphique est composée sur l’ostinato fondant la structure rythmique de la partition du Boléro de Ravel. Cet ostinato se répète inlassablement jusqu’à la fin de la partition. Au fil de la pièce, la phrase chorégraphique elle-aussi se répète, d’abord en silence, puis, à l’arrivée de la musique, se transforme progressivement à chaque reprise. Cette phrase chorégraphique de base n’est pas la même dans le solo et dans le trio. Toutefois, dans chacune des deux pièces, la phrase se développe et se décline de façon cyclique et accumulative, selon des modalités établies par une partition chorégraphique. La partition constituée guide la composition des deux pièces qui proposent  l’exposition d’une phrase et sa transformation d’abord progressive puis radicale, via différentes  déclinaisons gestuelles, spatiales, temporelles et dynamiques.

La mue infinie de la phrase de base produit une puissance transformative qui invite le spectateur à se laisser métamorphoser avec les danseurs. Elle est le reflet de la continuité et de l’impermanence, d’une oscillation constante de la matière entre attachements et renoncements, pour ceux qui performent la danse, et pour ceux qui l’éprouvent par le regard. Les danseurs vont et viennent du singulier au commun, et constituent des corps à la fois autonomes et interdépendants. Ils se rencontrent et font jouer les écarts qui se tissent entre eux, ils s’associent et se dissocient, s’enveloppent et se développent. Le Boléro devient un système, un programme, un jeu : un dispositif chorégraphique ré-activable à l’infini. Il est un reset, il nous permet de réactualiser cette danse à volonté, avec sa structure rigoureuse et métrique dans laquelle la plus grande liberté se révèle finalement possible.

Reflet tantôt joyeux, tantôt confrontant de l’impermance de tout être et de toute chose, la danse reste identique et en même temps, elle change tout le temps, petite ritournelle dansée, répétition créatrice. Le corps dansant accumule des renoncements, des « petites morts », pour pouvoir recommencer et poursuivre. Il arrache au monde sa propre liberté1. La danse est comme un enchaînement de passages par des états de minuscules morts, aux plus infimes  parties de soi-même, dans lesquels la répétition ne cesse de saisir et de libérer, dans une dynamique cyclique presqu’infinie. » 

Distribution

Distribution : Danseurs : Marion David, Marine Caro, Félix Maurin et Louis Barreau